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Poudre de gingembre

2000CFA

50gr

Catégorie :

Description

Gingembre

Gingembre

Noms communs : gingembre, épice blanche.
Nom botanique : Zingiber officinale, famille des zingibéracées.
Nom anglais : ginger.
Noms chinois : Shen Jiang (rhizome frais), Gan Jiang (rhizome séché).

Partie utilisée : rhizome (partie souterraine noueuse et branchue, improprement nommée racine).
Habitat et origine : originaire d’Asie, cette plante vivace tropicale est cultivée de nos jours sous tous les climats tropicaux.

Indications

Efficacité probable Réduire les nausées et les vomissements de grossesse et postopératoires. Voir la légende des symboles
Efficacité incertaine Soulager les douleurs d’origine inflammatoire (douleurs menstruelles, musculaires arthritiques); prévenir le mal des transports; réduire les nausées causées par la chimiothérapie.
Usage reconnu Prévenir la nausée et les vomissements provoqués par le mal des transports, le mal de mer, la grossesse et les interventions chirurgicales mineures; soulager les troubles digestifs mineurs.
Usage traditionnel Soulager les spasmes du tube digestif, les coliques, les gaz intestinaux, les ballonnements, la perte d’appétit, les symptômes du rhume et de la grippe, la migraine et les douleurs arthritiques.

Pour plus de détails, voir Recherches sur le gingembre.

Posologie du gingembre

Comme les rhizomes de gingembre sont une denrée alimentaire qu’on peut se procurer facilement, on peut croquer ou sucer une tranche de gingembre frais à des fins médicinales (attention, goût piquant!). On peut aussi préparer une infusion avec du gingembre fraîchement râpé. Dans ces cas, tenir compte du fait qu’une dose de 1 g à 2 g de gingembre séché en poudre équivaut à environ 10 g de gingembre frais, soit une tranche de rhizome (de diamètre moyen) d’environ 6 mm à 7 mm d’épaisseur.

Nausées de grossesse

  • On recommande généralement de s’en tenir à l’équivalent de 2 g de gingembre séché ou 10 g de gingembre frais par jour, en doses divisées.

Nausées postopératoires

  • Prendre de 1 g à 1,5 g de gingembre séché 1 heure avant l’opération.

Prévention du mal des transports

  • Capsules de poudre. Prendre de 250 mg à 1 g, 1 heure avant le départ. Répéter toutes les 4 heures, jusqu’à la disparition des symptômes.
  • Teinture (1:5). Prendre de 1,25 ml à 5 ml, 1 heure avant le départ. Répéter toutes les 4 heures, jusqu’à la disparition des symptômes.
  • Extrait fluide. Prendre de 0,25 ml à 1 ml, 1 heure avant le départ. Répéter toutes les 4 heures, jusqu’à la disparition des symptômes.

Pour les autres indications, respecter les dosages suivants

  • Infusion. Faire infuser de 0,5 g à 1 g de gingembre en poudre (ou environ 5 g de gingembre frais râpé) dans 150 ml à 250 ml d’eau durant 5 à 10 minutes. Prendre de 2 à 4 fois par jour. On peut ajouter du jus de citron et une touche de miel pour atténuer le goût piquant du gingembre.
  • Capsules de poudre de gingembre. Prendre de 250 mg à 1 g, 3 fois par jour.
  • Extraits normalisés en gingérol. La concentration de ces extraits peut varier d’un produit à l’autre; suivre la posologie recommandée par le fabricant.
  • Extrait fluide (1:1). Prendre de 0,25 ml à 1 ml, 3 fois par jour.
  • Teinture (1:5). Prendre de 1,25 ml à 5 ml, 3 fois par jour.

Historique du gingembre

Les marchands arabes ont longtemps pratiqué le commerce de l’« épice blanche » entre l’Asie du Sud et la Grèce ou l’Empire romain, selon les époques. Les impôts prélevés sur ce commerce lucratif du gingembre représentaient d’ailleurs une part importante des revenus de l’Empire romain.

Dès le début du XVIe siècle, les Espagnols implantèrent le gingembre dans les Caraïbes et le cultivèrent intensivement, particulièrement en Jamaïque, afin d’alimenter les marchés européens. Ce sont d’ailleurs les Jamaïcains qui ont inventé et popularisé la fameuse bière de gingembre, qui, soit dit en passant, n’a rien à voir avec le soda aromatisé au gingembre (ginger ale) vendu en Amérique du Nord. Encore de nos jours, la Jamaïque compte parmi les principaux producteurs mondiaux, après l’Inde et la Chine. Ces 2 pays produisent environ la moitié du gingembre commercialisé dans le monde.

Utilisé depuis 6 000 ans, le gingembre est une des panacées de la médecine asiatique. Ses usages médicinaux pour faciliter la digestion, pour le traitement des maux d’estomac, de la diarrhée et des nausées sont aussi répandus que ses usages culinaires.

Le gingembre a aussi été traditionnellement utilisé pour traiter les maux suivants : dyspepsie, gaz intestinaux, coliques, spasmes et troubles gastriques, rhume, grippe, maux de gorge, manque d’appétit, maux de tête et douleurs rhumatismales. Il a également été employé comme stimulant et réchauffant. De tout temps et dans toutes les cultures, on a aussi attribué des vertus aphrodisiaques au gingembre. Enfin, selon la Médecine traditionnelle chinoise, il permettrait d’éviter les infections du système respiratoire lorsqu’on le prend dès l’apparition des premiers symptômes d’un rhume ou d’une grippe.

Recherches sur le gingembre

Le gingembre contient de nombreux composés actifs. Ceux qui lui donnent sa saveur piquante ont pour noms gingérols, shogaols, paradols, et zingérone. Plusieurs essais in vitro et sur des animaux ont mis en lumière les nombreuses propriétés du gingembre : effets antioxydants, anti-inflammatoires, antiplaquettaires, antibactériens et antitumeur, par exemple1,2.

Efficacité probable Nausées de grossesse. Le gingembre peut être utile pour soulager les femmes enceintes, selon les auteurs d’une méta-analyse publiée en 20103. Ils ont scruté 9 essais comprenant en tout 1 077 sujets. Notez que l’Association of American Family Physicians et l’American College of Obstetricians and Gynecologists considèrent que le gingembre est un traitement non médicamenteux efficace pour les nausées de grossesse4,5.

Efficacité probable Nausées postopératoires. Les auteurs d’une méta-analyse publiée en 2006 ont conclu que le gingembre réduit le risque de nausées et de vomissements de 35 % lorsque la dose est suffisante. Ils se sont penchés sur 5 études à double insu avec placebo (363 sujets en tout) au cours desquelles on a administré au moins 1 g de gingembre séché à des patients avant qu’ils subissent une intervention chirurgicale mineure (une laparoscopie, dans la plupart des cas)6.

Depuis la publication de cette méta-analyse, on a obtenu de bons résultats au cours de 2 nouveaux essais ayant porté sur 180 sujets. Ceux-ci avaient reçu, 1 heure avant l’opération (laparoscopie ou opération gynécologique majeure), 1 g ou 1,5 g de gingembre ou un placebo7,8. Dans un autre essai, on a vérifié si une dose de 0,5 g de gingembre pouvait augmenter l’efficacité d’un médicament antiémétique auprès de 120 sujets ayant subi une ablation de la thyroïde, mais les résultats n’ont pas été concluants9.

Efficacité incertaine Effet anti-inflammatoire et antidouleur. Le gingembre a des propriétés anti-inflammatoires démontrées sur les animaux. Chez l’humain, il s’est révélé aussi efficace que 2 médicaments classiques pour réduire les douleurs menstruelles au cours d’un essai sur 150 étudiantes10. Les participantes avaient pris un des traitements suivants durant les 3 premiers jours de leurs menstruations : 250  mg d’acide méfénamique, 400 mg d’ibuprofène ou 250 mg de poudre de gingembre 4 fois par jour.

La consommation de capsules de gingembre durant 11 jours a été plus efficace qu’un placebo pour réduire la douleur inflammatoire causée par une lésion musculaire modérée au bras (fléchisseur du coude)11. Pour en savoir plus sur cette étude, lisez notre nouvelle Le gingembre diminuerait les douleurs musculaires causées par l’activité physique. Par contre, au cours d’un essai mené sur des participants ayant fait du vélo à intensité modérée durant 30 min, une dose de 2 g de gingembre n’a pas eu plus d’effet qu’un placebo pour réduire la perception de la douleur et de la fatigue. Selon les chercheurs, le gingembre n’a pas eu d’effet, parce que ce type de douleur n’était pas causé par une inflammation12.

Douleurs arthritiques. Le gingembre est un remède traditionnel contre les douleurs causées par l’arthrite. Les données issues d’études cliniques sont prometteuses, mais pas tout à fait convaincantes. En effet, il s’agit d’études de cas13,14 ou d’essais de faible envergure15,16 ayant donné des résultats, au mieux, modestes. Le seul essai comptant un nombre important de sujets (247) a porté sur un extrait de gingembre et de galanga (Alpinia galanga, une plante de la même famille que le gingembre). Ce mélange a soulagé modérément les douleurs des participants par rapport à un placebo17.

Cataplasme polyvalent. En Chine, on utilise depuis des millénaires des cataplasmes de gingembre infusé qui sont appliqués sur les reins pour soulager de nombreux maux, dont les douleurs et les raideurs articulaires. Au cours d’un essai préliminaire publié en 2010, on a testé l’effet de tels cataplasmes sur 10 personnes souffrant d’arthrose (20 minutes par jour, durant 7 jours)18. Les compresses chaudes ont non seulement réduit la douleur et la tension des participants, mais elles ont aussi eu un effet bénéfique sur leur moral et leur vitalité.

Efficacité incertaine Mal des transports. Bien que la tradition ait bien établi l’efficacité du gingembre pour prévenir ou réduire le mal des transports, les essais cliniques ont donné des résultats variables19-24.

Efficacité incertaine Nausées causées par la chimiothérapie. À ce chapitre, l’efficacité du gingembre n’est pas établie. Au cours de 2 essais (210 sujets en tout) recevant de la chimiothérapie, la prise de 1 g ou de 2 g de gingembre séché par jour n’a pas augmenté l’efficacité d’un médicament antiémétique25,26. Toutefois, une étude plus récente, publiée en 2010, a donné des résultats concluants auprès d’enfants et de jeunes adultes. Ceux-ci ont pris, selon leurs poids, 1 g ou 2 g de gingembre en poudre en 3 doses divisées, soit 1 h avant la chimiothérapie, puis 3 h et 8 h après le début de la chimiothérapie27.

Un autre essai a aussi donné des résultats prometteurs : 0,5 g et 1 g d’un extrait standardisé de gingembre (Zindol®) ont été nettement plus efficaces qu’un placebo pour réduire les nausées de patients sous chimiothérapie qui prenaient aussi un médicament antiémétique28. Les résultats de cet essai mené auprès de 644 sujets ont été présentés en mai 2009, au congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology, mais n’étaient pas encore été publiés au moment de la mise à jour de cette fiche (mai 2011).

Les chercheurs s’intéressent de près aux potentiels effets anticancer du gingembre. Pour l’instant, on ne dispose que d’essais in vitro ou sur des animaux indiquant que certains des composés de la plante, le gingérol notamment, ont une telle activité2,29.

Usage reconnu L’ESCOP reconnaît l’usage médicinal du rhizome de gingembre pour prévenir les nausées et vomissements attribuables au mal des transports ou consécutifs à une intervention chirurgicale mineure. L’OMS reconnaît son usage pour la prévention des nausées et des vomissements de la grossesse. La Commission E, en plus de la prévention des nausées causées par le mal des transports, ajoute le traitement des troubles digestifs (dyspepsie). L’effet bénéfique du gingembre sur les troubles digestifs pourrait s’expliquer par le fait qu’il accélère la vidange de l’estomac après un repas30.

Divers. Au cours d’un essai publié en 2008, la prise de 1 g de gingembre 3 fois par jour durant 45 jours a réduit les taux de lipides sanguins par rapport à un placebo31.

Précautions

Contre-indications

Calculs biliaires

  • En cas de calculs biliaires, la Commission E recommande de consulter son médecin avant de prendre du gingembre.

Grossesse

  • Dosage maximal quotidien recommandé : 2 g de gingembre séché par jour, en doses divisées, ce qui équivaut à 10 g de gingembre frais.

Effets indésirables

  • Rarement, légers troubles gastro-intestinaux.

Interactions

Avec des plantes ou des suppléments

  • Bien qu’aucun cas n’ait été signalé, il est théoriquement possible que le gingembre contribue à augmenter l’effet d’autres plantes ou suppléments qui éclaircissent le sang et inhibent la coagulation (oignon et ail, par exemple).

Avec des médicaments

  • Bien qu’aucun cas n’ait été signalé, il est théoriquement possible que le gingembre contribue à augmenter l’effet des médicaments anticoagulants (warfarine et acide acétylsalicylique, par exemple). Au cours d’un essai publié en 2006, la prise de gingembre n’a cependant pas interagi avec la warfarine chez des sujets en bonne santé32.

Avis

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